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Les 8h de Dijon - 22 et 23 octobre 2011 - COMPTE-RENDU
PHOTOSCHRONOS

Le plafond est bas.

L'air est humide.
Tellement humide qu'il pleut.
Nos yeux sont remplis d'eaux.

Viennent elles du ciel
ou du canal lacrymal ?

Nous sommes partagés entre deux sentiments contradictoires :
la joie procurée par ce magnifique week-end à Dijon et l'immense tristesse face au clap final qui va retentir sur cette saison 2011.

Comme toujours la joie finit par l'emporter en regardant la perspective 2012 et le superbe calendrier réservé par cette organisation qui ne l'est pas moins (physiquement s'entend). D'ici là, et pour les malheureux qui n'ont pas eu la chance de vivre ces moments de grâce, voici en quelques envolées lyriques, dont seul nous avons le secret, les grandes lignes de cette dernière course de Fun Cup de la saison toussaouzen-iléveune.

Nous avions rendez-vous sur l'atypique tracé de Dijon-Prenois, situé comme chacun sait, au milieu d'un océan de bonheur. Le nom des villages alentours permet à lui seul de connaitre les premières émois en bouche : Nuit-Saint-Georges, Volnay, Gevrey-Chambertin, Vosne-Romanée...

Il faut reconnaitre qu'un circuit situé à Vichy, Evian ou Vittel aurait largement moins de charme, et la soirée de samedi en atteste largement... mais nous y reviendrons.

Dès vendredi soir les habitudes se retrouvent. Que l'on est bien ensemble. On se retrouve enfin après une éternité. Trois semaines sont passées depuis Ledenon. Quelle torture. Par chance le supplice cesse enfin. Accolades, embrassades, apéritivades, et on passe à table.
Puis, personne ne se donne le mot, mais comme l'éléphant connait d'instinct le chemin de la transhumance, le FunCupien connaît celui du circuit à la Jamaïque. Moultes libations plus tard il fait déjà jour, et pour certains le jetlag est terrible (c'est quand même sept heures avec Kingston ! ).
Bien sûr la discrétion étant de mise nous ne citerons aucun nom. Secret professionnel oblige.

Quand nous écrivons que le jour se lève sur Dijon c'est une expression. Limite un abus de langage. Pour rétablir la vérité, nous arrivons dans une purée de pois, une mélasse, à faire pâlir d'envie la tamise.

Ce brouillard est si dense que nous sommes contraints de décaler l'intégralité du timing. A croire que ceux qui ont subit les affres jamaïcains, en ont profité pour quelques rites vaudous afin qu'ils puissent récupérer le matin. Laurent aurais-tu des pouvoirs ?

Durant cette matinée embrumée et à la température proche des latitudes polaires, nous meublons tant bien que mal par un briefing très enlevé.

Puis nous enchaînons par une préparation physique intense.
Plutôt que de perdre un temps précieux, nous capitalisons sur notre physique.

Footing pour attaquer cette séance, avec trois tours du circuit en fractionné, accélérations dans les montées pour le cardio, suivi d'une bonne séance d'étirements. Travail de fond sur la chaîne musculaire, avec abdominaux, lombaires puis gainage. Quelques séries de pompes pour la direction assistée Fun Cup : le bonheur.

Cette préparation, bien que proposée avec beaucoup de tact et de délicatesse, n'a connu aucun succès.
Nous n'avons eu personne. En revanche les huitres chez les uns, le magret chez les autres, le foie gras pour les meilleurs, ont connu une grosse fréquentation.
Etrange ! A méditer...

Vers 12h17 le brouillard commence à se lever.
13h les premières Fun Cup s'élancent. Le soleil a fait sa place. Où est le mercure ? On part pour deux heures d'essais libres, puis nous enchaînons sans ambages sur les trois heures d'essais qualificatifs.
La température intérieure des pilotes augmente enfin. Nous avions cru que certains étaient morts, tellement ils roulaient doucement au début de la séance.
Le rythme s'élève.
Les qualifs donnent comme toujours un petit aperçu des prétendants.
Même si certains sont prétentieux !

Dans le trio de tête on retrouve la 83 du V-Ri-1, la 120 de DTCP, la 9 de Giraudi. Mais peut importe puisque le tirage au sort remet à plat l'ensemble de ces performances, pour donner la chance... à la 9 qui décroche la pole. Il faut bien être gentil avec nos italiens, déjà qu'ils ont Berlusconi...
La 78 de Car Compétition, la 201 d'Orhès et la 140 de Spebi complètent les deux premières lignes. Nous avons eu chaud !
Pheuquïngue faugue !

Du coup pour décompresser, rien de tel qu'une bonne dégustation de bourgogne dans un magnifique caveau, made in Albert Bichot. Cette grande maison, vieille de 1831, nous a fait découvrir des trésors de terroir, de finesse, de parfums... de bonheur ! A l'unanimité des participants, ce fut un grand moment qu'il faudra impérativement renouveler. Bonne punition. Dans la foulée, dîner entre amis, et retour à Kingston !

Dimanche matin, encore du brouillard mais dans les yeux.
Le temps est au grand beau, ze seun iz chaïningue !
Le départ est donné dans le froid, sous le soleil, mais surtout à 8h30. Inhumain !
Gestion approximative, voire déplorable du timing et de l'événement.

La Formule 1 ayant déserté le circuit en 1984, il fallait bien que la Fun Cup prenne le relais. Même si nous ne sommes pas très loin du record d'Alain Prost, de 1min 05s 257 au tour à 209,633 km/h de moyenne, les luttes auxquelles nous avons assisté ce week-end ne sont pas moins légendaires que celles de Villeneuve et Arnoux en 1979.

Le rythme est élevé malgré les muscles engourdis par le froid. Très rapidement les leaders prennent place.

La direction de la course après seulement une heure de course est aux mains de la 133 de A3 Compétition, devant la 181 de Orhès et la 201 de Orhès.

Mais les prétendants sont nombreux : dix sept voitures sont dans le même tour !!!

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La bataille fait rage entre les équipages. Tellement rage que la direction se fâche un peu... Loin très loin, la bataille s'engage entre bleus et noirs. De là à y voir un parallèle... Les pilotes suivent la course, le match, confondent un peu l'un et l'autre.

Le damier s'abat sur cette première partie avec un tiercé gagnant : la 216, la 164 et la 119.
Une pause rapide s'impose. Une heure plus tard, c'est le départ.

Une pause rapide s'impose. Une heure plus tard, c'est le départ.

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La relance est tonique.
Le soleil chauffe et ce n'est pas dommage.
Les tours s'enchaînent et les trois leaders... restent leaders, et le resteront jusqu'au bout.

Les assauts répétés des différents protagonistes n'y feront rien.

Les italiens se sont bien accrochés et terminent à la sixième place.
A noter la remontée de la 83 à la 7ème place, alors qu'ils pointaient à la 53ème position après une heure de course, suite à un problème de coupure... pas avec un verre apéritif, mais électrique !

La 133 termine quatrième suite à quelques sorties de stands difficiles, et ne peut donc s'offrir une marche. La 140 remonte elle à la 5ème place.

Mais le plus important est à lire sur l'ensemble des visages : cette joie, ce plaisir, ces sourires sur les lèvres... C'est le bonheur total !

Et pourtant la tristesse emplit rapidement les cœurs.
C'est aussi la dernière de la saison.
Que l'hiver va nous sembler long.

Comment faire ? On se voit ? On s'fait une bouffe ? C'est quand la prochaine course ? C'est obligatoire d'hiberner ? Pourquoi pourquoi pourquoi ?
On en veut encore !!! Et bien non ! C'est fini pour 2011, car il faut bien préparer 2012.

Le calendrier final arrive. Les surprises de 2012 sont au four.

Une promesse pour finir :

nous allons tout faire pour que 2012 soit mieux que 2011,

qui devait être mieux que 2010,
qui devait être mieux que 2009,
qui devait être mieux que 2008,
qui devait être mieux que 2007,
qui devait être mieux que 2006,
qui devait être mieux que 2005,
qui devait être mieux que 2004,
qui devait être mieux que 2003,
qui devait être mieux que 2002...

       
LES PODIUMS
       

GÉNÉRAL

- 1 -
N°216 : PVI ASH SW

- 2 -
N°164 : DELORME AUTOMOBILES

- 3 -
N°119 : EURODATACAR

CORPORATE

- 1 -
N°66 : TEAM DIL

- 2 -
N°45 : VERSPIEREN

- 3 -
N°118 : L'ÉQUIPE

MÉDIAIRE

- 33 e -
N°502 : K-TEND SPARK

- 34 e -
N°13 : EPRIM SMMC

- 35 e -
N°71 : A3 COMPETITION

LUCKY

- 51e -
N°202 : ORHES

- 42e -
N°12 : OMNIMAT

- 48e -
N°226 : KUBIK

 
LES PODIUMS DE LA SAISON

GÉNÉRAL

- 1 -
N°216 : PVI ASH SW

- 2 -
N°140 : SPEBI

- 3 -
N°83 : V-Ri-1 RACING

CORPORATE

- 1 -
N°219 : TFE

- 2 -
N°118 :L'ÉQUIPE

- 3 -
N°137 : EURODATACAR

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